en remontant le sentier un lombric en sens inverse salut silencieux
premières feuilles mortes frappant la cloche du temple le son du silence
au premier soleil lisant sur le pas de ma porte un vieil "Astérix"
goûtant le silence de la chute d'une châtaigne quand le geai s'est tu
surpris de me voir déconfiné pour une heure l'écureuil soudain
au long du sentier défilé de boutons d'or marchant avec moi
pour le nouvel an rappel à s'émerveiller un aigle, là-haut !
joie indicible de pisser dans les bambous le dos au soleil
la musaraigne effrayée devant mes pieds pour qui me prend-t-elle ?
bonnes mais inquiétantes les premières mûres fin juillet climat de changement
seul dans la forêt le goutte à goutte sur les feuilles de l'automne passé
toutes ses fleurs au sol il n'est plus vraiment le même le grand magnolia
tête de poisson mort en plein milieu du sentier ça donne à penser
fillette sur tricycle filmée par son grand-père trottinant derrière noisette oubliée au milieu de la route écureuil distrait ?
zazen du soir au-dessus des crânes rasés une chauve-souris fraîcheur du matin un pigeon sur la grande cloche le son du silence
derrière le tracteur un nuage de mouettes affamées la mer, si loin !
elle a tué Charlie la connerie obscurantiste je suis Charlie
bâtons de marche frappant la route du col parfum des genêts
gestionnaire de flux en grosses lettres sur le camion entreprise Caillot
pas besoin de cloche pour dénouer mes pensées vaines le coucou s'en charge
soufflant le Dharma au cas où je l'oublierais le vent du large
ce matin encore guerre sans merci dans le pré stopper les bambous
seul discours permis au dîner des moines et nonnes le vol du bourdon montant à l'autel le maître va offrir l'encens le chat derrière lui
pensées envolées à l’appel de l’épervier silence de la nuit