mon regard extrait de l'écran aux gilets jaunes le rouge-gorge dehors
assis tranquillement soudain le son colossal d'un marron qui tombe
silence de la forêt grâce au bruissement des feuilles à peine audible
immédiatement gelées par le vent du nord des larmes de froid
surpris tous les deux par notre présence mutuelle le chevreuil et moi le vent dans les arbres se permettant une pause mon esprit aussi cueillant des framboises au soleil d'été indien gratitude sans nom
love and wisdom make our planet great again to protect and serve
fête de la musique chez les oiseaux du jardin joie de se lever tant de cerises ! faire gasshô* au cerisier si peu l'an dernier le temps des cerises fêté avec les oiseaux en toute amitié *mains jointes en s'inclinant : respect et gratitude
aux premiers brouillards la part invisible de l'ancien sentier
assis sur la route au détour d'un virage un renard, soudain
fourmis et pensées passent devant mes yeux mi-clos rester en plan fixe
comme toutes choses au creux des mains du Bouddha une coccinelle
le ciel découpé par un couple de buses contente l'esprit
dans l'herbe coupée le pivert sautillant arrête mon esprit
matin de printemps aucune souris sur le seuil la chatte en grève
roulé en boule au pied des tombes des moines le chat endormi
solstice d'été cheminant dans la forêt sans pensée spéciale
quatorze juillet grondements dans un ciel vide même le merle s'est tu
scanner, i.r.m. dans ce sac de peau fermé plus aucun secret
les cris des corneilles soufflés avec mes pensées le vent dans les arbres marchant dans la brume invisible des chasseurs gibier potentiel
minute de silence observée par la montagne recevant tes cendres
périph saturé sur la bande centrale, seul un tout petit chat galerie marchande égarée sous les néons une feuille morte
à moitié croquées ils choisissent les plus mûres salopards d'oiseaux
au creux du sentier deux faisans dérangés par ce marcheur : moi ? au creux du sentier parmi les herbes hautes une brosse à dents
champ céréalier échappé au glyphosate un seul coquelicot
marchant dans la boue des feuilles de l'automne passé le printemps, pourtant !